Challenge Doctor Who

Suite aux coups de coude de Korto, me voici embarquée dans un challenge… mais n’importe lequel: le challenge Doctor Who!

Organisé par Korto même, il consiste à lire les romans Doctor Who édité chez Milady! Ce challenge prend effectif du 1er février jusqu’au 31 juillet 2012. Chaque lecture donne un point.

Si vous êtes intéressés par ce challenge, je ne peux que vous rediriger vers le topic sur Livraddict ou encore sur le blog de Korto. N’hésitez pas à vous inscrire: plus on est de fous, plus on rit!

Bon courage à tous les participants :)!

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Bilan final pour 2011!

Oh my, un an déjà !

Voilà un an qu’une certaine personne que je ne nommerai pas, mais que je peux vous dire qu’il est dix mille fois plus prolifique que moi, m’a convaincu de commencer un blog de lecture. Un an de lectures et d’articles, qui souvent viennent à tarder il est vrai, mais quelle année ! Il est temps, mes amis, de dresser un bilan.

Alors, joyeux anniversaire à moi-même et bonne année à vous, surtout ! Que vos vœux se réalisent, etc. etc.

Tout d’abord, commençons avec les Baby Challenge de Livraddict :

Fantasy

bbfantasy
Résultat de départ : 6/20
Résultat : 7,5/20

Jeunesse

bbjeunesse
Résultat de départ : 11/20
Résultat : 11/20

Hum… Je crois qu’on peut dire en tout état de cause que c’est un joli échec. Au final j’ai l’impression de m’être inscrite pour rien. Mais soit ! Ce fut tout de même fun.

A présent regardons donc les livres que j’ai lu ; tout d’abord ceux dont je n’ai pas eu la force, l’envie ou le temps d’en écrire un article :

-The First Shop of Coffee Prince de Seon-mi Lee
-Le Prophète de Khalil Gibran
-La Montre Karmique de Bernard Werber
-The King’s Speech: How One Man Saved The British Monarchy de Mark Logue et Peter Conradi
-Le Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde
-La mécanique du coeur de Mathias Malzieu
-La mystérieuse affaire de Styles d’Agatha Christie
-La fête du potiron d’Agatha Christie
-Comment dresser votre dragon, de Cressida Cowell
-Génie la folle, de Inès Cagnati
-Apparitions, tome 2 de N.M. Zimmermann
-La Maison de Soie de Anthony Horowitz

Cela fait donc 12 livres lus et non chroniqués.

Et ceux dont je l’ai fait, pour votre plus grand plaisir (on y croit !)

nom de ton image

Cela fait donc 11 livres lus et chroniqués.

Avec spéciale mention pour les partenariats, donc je remercie encore et toujours toutes les maisons d’édition et les sites qui m’ont permis de les lire

Cela fait donc 6 livres lus et chroniqués en partenariat.

En conclusion, le nombre de romans lus cette année s’élève à… 29 !

Malheureusement, chaque livre lu n’a pas toujours été terminé. Je déteste ce sentiment de non fini, alors pour moi ils sont plus « en pause » qu’abandonné. Je les reprendrai et les terminerai, foi de bachibouzouk !

-Hush, Hush de Becca Fitzpatrick
-Amercian Gods, de Neil Gaiman
-Oscar Pil de Eli Anderson
-Le Premier Crâne de Nicolas Sker

Cela fait donc 4 livres commencés non terminés.

Hors lectures, j’ai participé à trois swap et à de nombreux concours, où j’ai eu parfois l’immense chance de gagner ! Présentons les swap, dont je remercie encore une fois les participants de leur générosité :

nom de ton image
nom de ton image

J’ai aussi écrit un article sur la problématique que posent les personnages féminins dans les premières pages d’Oscar Pill, que vous pouvez lire ici

Eh bien, ce fut une année chargée ! Peut-être pas autant que d’autres (n’est-ce pas Korto ?) mais ce fut plus que d’habitude. En effet, j’ai retrouvé le plaisir de lire et de partager mes avis.
Restez connectés pour 2012, car ma résolution de l’année est de m’occuper un peu plus de ce blog, ainsi que de l’autre (dont j’en avais complètement oublié son existence, mais je vais me reprendre en main dès que je me sentirai mieux. Aussi bien que j’adore les festivités de fin d’année, elles ont tendance à me rendre… saturée).

Et bonne année à toutes et à tous !

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Wagner, E.J. : La science de Sherlock Holmes [partenariat]

Titre: La science de Sherlock Holmes: Les débuts de la science criminelle
Auteur: E.J. Wagner
Genre: Historique, Scientifique, Essai
Quatrième de couverture:Angleterre, début du XXe siècle : tandis que l’ombre de Jack l’Eventreur plane encore sur Londres, sir Arthur Conan Doyle assiste avec passion à la naissance de la science criminelle.
Le maître en est persuadé : la science a un rôle crucial à jouer dans le système judiciaire…Tel est le premier fondement de La science de Sherlock Holmes. Qu’il se mêle de poison, de cendres de tabac ou de traces de pneus, le célébrissime détective fait en effet preuve d’un véritable esprit scientifique. L’ouvrage explore cet aspect fascinant de sa carrière, en montrant combien ses enquêtes reposaient sur les dernières découvertes scientifiques de l’époque.
Le livre constitue ainsi une introduction de qualité aux différents domaines de la policier scientifique, de la médecine légale à l’expertise des écritures, en passant par la balistique, l’analyse des empreintes digitales ou la toxicologie.
Une postface de Patrick Rouger, coordinateur de Police technique et scientifique, nous présente les outils que la police scientifique actuelle mettrait à disposition de Sherlock Holmes s’il revenait enquêter au XXIe siècle.

Mon avis

Ce livre m’a été offert en partenariat avec Newsbook et les éditions Le Pommier

Étant une grande fan de Sherlock Holmes, je n’ai pas hésité une seule seconde lorsque j’ai vu La science de Sherlock Holmes : Les débuts de la science criminelle de E.J. Wagner en partenariat. Habituellement je préfère lire des livres fictionnels plutôt que non-fictionnels, mais celui-ci m’avait fait un clin d’œil coquin que je ne pouvais résister.

Et que suis-je heureuse d’avoir cédé ! Ce livre est une mine d’informations intéressante et éducative. En 13 chapitres, E.J. Wagner nous retrace l’histoire de la science criminelle (ou la criminalistique) en nous présentant diverses figures, plusieurs anecdotes et petites histoires, qui font ensemble l’Histoire. Et en même temps, elle nous tire quelques parallèles avec le personnage de Sherlock Holmes, qui souvent est non seulement un homme de son temps mais aussi en avance, avec une intuition parfois pour le moins étonnante.

Pour résoudre une affaire criminelle, il faut prendre en compte plus d’éléments que l’on ne pourrait penser à priori. Dans les premiers temps il n’y avait pas de force de l’ordre civile, et quand elle a été instaurée, il y avait plusieurs problèmes d’organisation. De plus, les découvertes se faisaient à cette époque-même et il fallait du temps et un peu de chance pour que les nouvelles se propagent et s’adoptent.

Dans ces 13 chapitres, l’auteur touche donc à des problèmes, des obstacles et à des découvertes et à la manière dont ces découvertes ont pu résoudre des affaires. Le tout touche plusieurs domaines qui ensemble forment la criminalistique, et chaque chapitre s’occupe d’un domaine :

–          L’étude de l’anatomie et de la dissection ; leurs différences et utilités dans la médecine légale

–          Les obstacles de la superstition

–          L’étude des insectes et de ce qu’ils peuvent révéler

–          L’étude des poisons et substances mortelles

–          L’utilité des déguisements et de la discrétion (aussi bien du côté policier que criminel)

–          L’examen d’une scène de crime, de l’organisation et de la méticulosité à décrire une scène

–          L’identification des criminels : mise en place d’une base de données, notamment grâce à la découverte des empreintes digitales

–          L’étude de la balistique

–          L’étude des empreintes de pas et autres

–          L’étude de la géologie, des sols

–          L’examen des traces écrites et des écritures

–          L’étude du sang, de leur reconnaissance à l’identification ADN

–          Les obstacles que posent la médecine de l’époque et des mythes médicaux (tels que la phrénologie)

Et le livre clos sur une postface de Patrick Rouger, un glossaire, une bibliographie et un index.

E.J. Wagner est une historienne du crime et enseignante ; elle écrit aussi des romans à suspens. Son style d’écriture est très fluide, très entraînante. Elle sait facilement enchainer la théorie d’une anecdote et d’un parallèle avec Sherlock Holmes. Tout au long du roman elle ne fait non seulement une histoire de la science criminelle, mais aussi une analyse du célèbre détective. Il m’était très difficile de décrocher de livre tant elle avait su m’intéresser ; elle commençait chaque chapitre avec une citation tirée d’un Sherlock Holmes et à partir de là développait un domaine d’une manière complète et illustrée. Elle tire aussi un parallèle parfois une explication ou un fait avec une autre citation. Chaque chapitre terminait avec quelques petites notes anecdotiques ou complémentaires, parfois très amusantes ou surprenantes. Évidemment, avec un sujet pareil, il a quelques passages parfois un peu dégoutant voire gore, mais rien qui ne choque plus que quelques secondes.

Avec ce livre, on peut donc voir que Sherlock Holmes est plus qu’un personnage fictionnel sorti de l’imagination de Sir Arthur Conan Doyle; il peut aussi tenir comme élément d’étude de la criminalistique de l’époque ou encore comme un idéal à atteindre. Pour E.J. Wagner, Sherlock Holmes est ainsi non seulement un prétexte pour écrire un livre sur la science criminelle mais aussi un personnage entier important dans l’étude historico-scientifique de la criminalistique. Si vous aimez les romans ou séries policiers, je pense que ce livre vous plairait tout autant qu’il m’a plu !

Je voudrais remercier encore une fois Newsbook et les éditions Le Pommier pour m’avoir fait découvrir ce livre très intéressant et très instructif !

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Connolly, John: Le Livre des Choses Perdues

Titre: Le Livre des Choses Perdues
Auteur: John Connolly
Editions: J’ai Lu
Quatrième de couverture: L’Europe est sur le point de basculer dans la guerre. Le jeune David est trop petit pour comprendre la politique, mais il n’en ressent pas moins l’inquiétude qui, chaque jour, mine un peu plus les traits de son père. Le garçon se retrouve livré à lui-même, seul avec Rose, celle qui a remplacé sa mère défunte. Mais un jour, la voix de cette dernière l’appelle, elle est là, toute proche, quelque part au fond du jardin, dans ce tronc creux qui, hier encore, n’était pas là… Et voilà David aspiré dans un autre monde, peuplé de créatures tout droit sorties des contes qu’il lit à longueur de journée. Un lieu magique et violent où; au détour de chaque chemin, le guette un danger qu’il doit affronter s’il veut un jour rentrer chez lui.

Mon avis

Ce roman m’a été offert par Korto dans le cadre du Swap Imaginaire. Et je lui en suis très reconnaissant car comme vous allez le remarquer par ma chronique, je l’ai absolument adoré. Je vais même jusqu’à utiliser une expression que je n’ai jamais utilisé sur ce blog : ce fut un véritable coup de cœur.

Nous suivons ici l’incroyable aventure David, un jeune garçon qui au cours de ce périple deviendra un homme. David traverse une terrible période après avoir perdu sa mère et après le remariage de son père. Sa souffrance est très touchante et très réaliste ; j’étais prise dans ses émotions et ses craintes. À chaque action je l’encourageais au fond de mon esprit et à chaque tristesse j’avais envie de le serrer dans mes bras et de le rassurer. Son évolution est très subtile ; je ne peux que lever mon chapeau à l’auteur pour avoir écrit une pareille transformation de manière si douce et si naturelle.

D’autres personnages, que j’ai tous adorés les uns autant que les autres (Oh, Roland !), colorent ce roman. « Colorent » est le bon mot car en effet si ma visualisation des évènements était précise, elle était aussi assez perturbante : mis à part les personnages, tout était en noir, blanc et gris –j’aimerais par ailleurs saluer ici la parfaite illustration de la couverture. Le monde dans lequel David se retrouve coincé est à donner des sueurs froides. Entre les animaux et monstres en tout genre, les immenses forêts et les bâtisses en ruines, les alliés et les ennemis, on ne peut que se sentir tout aussi mal à l’aise que le protagoniste !

Je dois avouer que la violence m’a beaucoup surprise mais en y repensant, les contes à la base n’étaient pas des plus innocentes. De plus cela a rajouté une dimension encore plus sinistre aux choses. Plusieurs fois je me suis demandée si tout cela se passait vraiment ou si tout n’était que rêvé, si toutes ces tribulations n’étaient qu’un moyen pour David d’échapper à sa réalité. Il faut dire que l’auteur aimait bien semer des doutes dans notre esprit !

John Connolly a une manière extraordinaire de décrire très simplement mais aussi très profondément les situations et les personnages. Il prenait le temps d’expliquer et de décrire, sans que cela ne paraisse forcé ou de surplus. Rien ne me laissait de marbre, je me retrouvais si bien emportée dans ses histoires que je tournais les pages les unes après les autres sans voir passer le temps. Le livre des choses perdues est raconté à la manière d’un conte : des complexités incroyables se cachent derrière chaque phrase, chaque paragraphe. Avec un mot, on en comprenait dix. Je n’avais aucune chance de ne pas succomber.

J’aimerais faire mention ici de la toute dernière phrase du roman, qui a fait élever une émotion indescriptible dans mon cœur. J’ai doucement fermé le livre et je me suis dit, « c’était magnifique. » J’ai répété encore une fois, puis je l’ai dit à Korto sur msn. Il fallait que quelqu’un sache à quel point j’ai trouvé le roman magnifique à la seconde près !

Que dire de plus ? J’ai dévoré ce roman et j’en suis sortie toute chamboulée. John Connolly m’a laissé une grande impression avec son merveilleux conte. En mêlant contes que nous connaissons tous à d’autres originaux, il nous emporte dans un monde lointain qui nous fait grandir en même temps que le personnage principal. Un véritable voyage de découvertes et d’initiation comme je les aime !

 

 

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Report!

Un petit bilan de romans lus (et non chroniqués) de ces derniers temps! Je vais faire dans le simple (encore plus que d’habitude, ha ha), parce que je suis un peu pressée pour l’instant:

-Comment dresser votre dragon, de Cressida Cowell

-Génie la folle, de Inès Cagnati

– Apparitions, tome 2 de N.M. Zimmermann

-Amercian Gods, de Neil Gaiman (que je n’ai toujours pas fini… *honte*)

Et j’ai l’impression d’en avoir oublié quelques uns mais rien ne me vient à l’esprit… tant pis.

Allez hop j’y vais~

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Etude sur les personnages féminins dans Oscar Pill

Voici une chronique d’avant-goût d’un roman, que je n’ai pas encore terminé, mais que j’ai dû poser tellement il me mettait sur les nerfs.

Voici « Oscar Pill », une saga qui promettait une aventure originale : Je m’appelle Oscar Pill et je ne suis pas un garçon comme les autres. Je suis un Médicus : j’ai le pouvoir extraordinaire de voyager dans n’importe quel corps vivant. Comme mon père, qui fut autrefois un célèbre Médicus avant de disparaître. Aujourd’hui, l’humanité entière est à nouveau menacée : Skarsdale, le sombre Prince des Pathologus, s’est échappé de sa prison. Et moi, j’ai été choisi pour l’affronter. Il me faut braver tous les dangers et rapporter un Trophée d’un endroit où je ne suis jamais allé. Un univers mystérieux qui se trouve… dans le corps humain..

Malheureusement, à peine après quelques pages que je ne peux que m’empêcher de grimacer et de balancer le bouquin sur les murs. Pourquoi, me demanderiez-vous ? Et bien, voici mes pensées. N’oubliez pas que je n’ai lu encore que le début, et qu’il y a donc encore une possibilité d’amélioration et qu’il est très possible que je me trompe ; cependant je peux vous assurez pour l’instant que je vois ce roman sous le mauvais œil.

Tout d’abord, l’abondance de clichés. Bon dieu, mais les clichés ! Avec une idée de base aussi originale que l’utilisation du corps humain comme champ de bataille, on aurait espéré que cela ne tombe pas aussi vite aussi bas. Et bien détrompez-vous ! Le héros n’est qu’un héros beta, trouvable partout : grand sens de l’honneur, bagarreur, curieux et bon fils à maman. Pour l’instant Oscar ne me donne aucune envie de suivre ses aventures pour la simple et bonne raison qu’il ne m’apparaît encore que comme un simple morceau de carton mâché et remâché.

Et cela ne s’ensuit par le scénario plus vieux que Mathusalem : un Grand Méchant© menace le Monde© et le seul moyen de le stopper est un Jeune Héros© que l’on va Initier© au moyen d’un Vieux Professeur Nommé© aux Sciences Occultes© et tout ceci en oubliant complètement le fait qu’il y ait des adultes plus responsables et plus expérimentés de combattre ce Grand Méchant©.

Je soupire d’ennui là.

Le truc, c’est que ces scénarios ne sont pas forcément mauvais. Ce scénario, dans les mains des bonnes personnes, peut devenir tout-à-fait enchanteur et innovateur. Donc je me réserve encore et j’espère que l’auteur trouvera un twist qui me fera sourire de satisfaction. Je ne me prononcerai sur l’histoire que lorsque j’aurai complètement fini le roman.

Mais voici mon plus gros ennui avec ce que j’ai lu pour l’instant : l’énorme, l’horrible et si dépassé sexisme. Sexisme, me diriez-vous étonnés. De nos jours, trouver encore du sexisme dans les romans ! Et pour la jeunesse, en plus ! Et bien oui. Oh bien sûr, ce n’est pas écrit mot pour mot. Beaucoup n’y verrait que du feu. Et il très probable, et encore plus triste, que cela ne soit en aucun cas voulu par l’auteur, Eli Anderson.

Prenons le livre page par page et arrêtons-nous à chaque fois qu’un personnage féminin est présentée.

Le premier personnage féminin que l’on rencontre est une jeune fille de l’âge du héros, Oscar, Tilla. En même pas trois phrases, voici ce que l’on apprend d’elle : elle fait partie d’une bande de Jeunes Brutes© (dont elle est la seule fille), elle est jolie et trouve le héros mignon.

Voilà, je viens de vous présenter le Protagoniste Amoureux. Elle ne servira strictement à rien si ce n’est pour aimer le héros et être aimée par lui. Il n’y aucune logique dans son personnage : une seconde l’auteur nous dit qu’elle martyrise les jeunes, et particulièrement Oscar, et l’autre il nous dit qu’elle l’aime ! Et bien, je dis non.

Non, j’en ai marre des personnages qui ne sont que des objets. Non, j’en ai marre qu’une fille n’est introduite que pour être aimée. Tilla aurait pu être tellement plus que ça. Tilla aurait pu être une partie intégrante de ce groupe de brutes et prendre plaisir à martyriser les jeunes plutôt que de rester sur le côté et commenter le côté mignon des victimes ! Tilla aurait pu avoir tellement plus de profondeur si au lieu de sourire au héros et lui dire qu’il était mignon, elle lui avait décoché un coup dans le tibia et promis mille souffrances juste parce qu’elle trouvait ça marrant.

Les jeunes filles brutes ne trouvent pas leur victime mignonne, Mr Eli Anderson. Ce sont leur victime. Ce n’est pas parce qu’elles sont des filles et que leur victime est un garçon qu’elles le trouveront mignon. Aucune fille « espiègle » et « dure à cuire » s’approcherait de leur victime, leur sourirait, leur dirait qu’il est mignon et s’enfuirait en courant ! De plus, à chaque fois qu’Oscar parle des filles de son école, vous pouvez parier qu’elles sont en train de regarder des garçons et de glousser ! Un peu de réalisme, voyons ! Je sais bien que pour un roman qui contient de la magie et autre je dois suspendre mon sens de la réalité, mais quand même on ne m’avait pas prévenu qu’il fallait carrément l’altérer !

Capacité de conviction de Tilla : 0.

Passons au personnage suivant : la maman d’Oscar, Célia. Tout d’abord elle n’apparaît que dans la narration et non physiquement. Cependant, son apparition est provoquée par le mauvais comportement d’Oscar à l’école. Ce qui nous fait lire une phrase très, très malheureuse et qui m’a fait grincer des dents avec pénibilité : « elle-même le contrôlait avec peine, mais elle ne voulait pas entrer dans les détails de leur vie familiale et expliquer que pour une maman qui vivait seule avec ses deux enfants, c’était moins facile que quand le papa était présent. Peut-être encore plus avec un petit garçon. »

Pardon ? PARDON ? PARDON ??

Oui, en effet, je ne vais pas le cacher, il est difficile d’élever ne serait-ce qu’un enfant toute seule. Même à deux, ce n’est jamais partie facile. Mais de là à impliquer que c’est à cause de l’absence masculine à la maison qui rend un enfant garçon difficile à gérer, c’est pousser trop loin ! Au cours de ma vie, j’ai connu plusieurs jeunes qui n’ont vécu qu’avec leur mère, ou en tout cas en grande partie qu’avec elle. Je peux vous assurer que cela ne faisait pas d’eux des enfants « difficiles à contrôler. » Un père ne « contrôle » pas mieux un fils qu’une mère.

Je vous avoue que j’ai fermé avec force le roman, tellement j’étais dégoûtée. Et c’est un livre de jeunesse ! Je ne peux qu’imaginer de jeunes impressionnables qui lisent ceci et qui, avec leur expérience encore simple de la vie, en tirer la conclusion que le sexe d’un parent a une importance dans leur rôle. Un parent est un parent, et cela ne change en rien que le parent d’Oscar ait été de sexe féminin. Même s’il avait été élevé par son père au lieu de sa mère, cela n’aurait pas changé à sa situation. Je peux même voir quelle excuse l’auteur aurait alors trouvé : « sans la douceur d’une mère au foyer, Oscar n’aurait peut-être pas été aussi violent dans ses méthodes. »

C’est des foutaises. Pures et simples. Et j’en ai marre, marre de ces foutaises sexistes dans les romans de jeunesse. Et tout autre, d’ailleurs.

Ensuite, nous apprenons plus sur ce personnage, et je ne peux que grimacer, encore et encore. Célia apparaît sous un jour horrible lorsqu’on apprend qu’elle empêche son propre fils de s’instruire sur la biologie et l’anatomie. Il y a probablement une raison à cela qui viendra plus tard, mais je ne peux que prédire que cette raison sera stupide, ne tiendra pas la route et n’a été inventé par l’auteur que pour créer un peu de tension dans son roman. Il n’empêche qu’empêcher toute personne d’apprendre, de s’instruire, de se développer est une chose horrible, voire même une atteinte au droit fondamental à l’Homme et qu’en aucun cas ne permet au lecteur un œil sympathique pour le personnage.

Capacité de sympathiser avec Célia : 0.

Passons au personnage féminin suivant : Violette, sœur ainée d’un an d’Oscar. Très rêveuse, cela en devient un handicap pour ce personnage : elle est tellement tête en l’air qu’elle pourrait se faire tuer sans même s’en être rendue compter.

Violette avait tellement de potentiel que j’en étais excitée lorsqu’elle a été introduite. Ce n’est pas souvent que l’on lit dans les romans de jeunesse des gens différents de la majorité de la population. Je pensais que Violette était atteint d’une forme d’autisme (j’avoue ne pas connaître grand-chose au sujet, mais j’étais prête à brandir Google et Wikipédia à la moindre référence pour avoir d’avoir d’informations). J’étais même prête à pardonner le fait que les deux membres conseil du Médicus l’aient tout de suite mis de côté sans bonne explication.

Mais non ! Il a fallu qu’Eli Anderson tue le poussin dans l’œuf. Oh, belle Violette n’est retirée dans son monde que parce qu’elle est triste. Mais pourquoi elle-t-elle triste ? Bingo, plein dans le mille : elle est triste de l’absence d’un père qu’elle n’a jamais connu. Elle est triste de voir sa mère triste parce que le père est mort.

Pourquoi cela a-t-il fallu que cela en revienne à leur père, soit la figure patriarche ? Cela aurait pu être un cas intéressant d’un enfant différent des autres, mais non il a fallu que la raison retombe sur un homme ! Que la solution à ce « problème » aurait été la présence d’un homme dans leur famille ! De plus, il ne faut pas oublier quel avantage cela fait pour Oscar : à côté de Célia, qui peine dans son rôle de mère célibataire, et de Violette, sœur ainée qui fuit la réalité, voilà qu’il devient « l’Homme de la Famille » et qu’il prend les choses en main ! Il prend soin de sa sœur ainée avec bonté puisqu’elle est incapable de le faire elle-même ! Il fera tout pour éviter des peines à sa mère ! Vraiment quel enfant formidable !

… et bien pour moi je vois plutôt comme un auteur détestable. C’est cheap. C’est cheap de retomber sur des moyens pareils pour élever son héros et lui donner des qualités. Oscar aurait pu tout aussi bien être un héros formidable sans qu’il ait eu besoin de rabaisser les personnages féminins de son entourage. Même pas 80 pages dans le roman, et le voilà entouré de la Protagoniste Amoureuse©, Mère Qui Prend Soin De Son Enfant Tant Qu’Elle Peut© et Sœur Dont Il Prend Soin Avec Courage Et Volonté©.

Capacité de scintiller de Violette : 0.

Quelques pages plus loin est introduite Lina, une Mère De Substitution : Allez, Mange, Mon Petit, Mange©. Comme vous l’aurez deviné, elle nourrit avec générosité Oscar et ses amis à la cantine de l’école. Cela tombe bien, puisque Célia a été décrite plus tôt comme incapable de faire autre chose que steak-frite !

Capacité de briser les clichés de Lina : 0.

C’en est à lâcher son roman de tristesse. Tant de clichés sans même avoir passé la centaine de pages.
J’ai sauté deux personnages féminins, je me rattrape : entre deux chapitres, nous avons été transportés dans un autre endroit, avec d’autres personnages que nous ne connaissons pas. Beaucoup de personnages, avec seulement deux femmes, et je vous donne en plein dans le mille : très mauvaise représentation de la gente féminine encore une fois.

Tout d’abord, Berenice Withers. Peu d’information sur elle pour l’instant, si ce n’est pour son allergie pour les plumes et son prochain rôle de professeur pour Initier le jeune Oscar. La voilà qu’elle arrive en retard, avec de bonnes raisons, à une réunion importante. Mais peu importe que ses raisons sont logiques et tout à fait sensées : la pauvre se doit de subir d’innombrables remarques de la part de tous les membres de conseil. Et voici qu’un paradoxe apparaît ; son petit retard aurait pu être seulement petit, si seulement les membres pouvaient s’empêcher de prendre chacun le temps de placer une remarque venimeuse à son encontre. Je vous le jure, j’ai compté : 5 personnes. Cinq personnes ont pris la peine de lui pointer son retard, pour lequel elle s’est excusée, au lieu de se la fermer et laisser la réunion enfin commencer.

Je doute que l’auteur ait écrit tout cela juste pour rabaisser Berenice. De toute évidence, il a choisi ce moyen pour laisser chaque personnage prendre la parole et ainsi les décrire. Malheureusement pour Berenice, en faisant cela, les lecteurs ne peuvent qu’avoir la nette impression que tout le monde a soit une dent contre elle, soit ils sont tous très colériques et pointilleux !

Capacité de scintiller de Berenice : 0.

Et enfin, voici la dernière du lot : Anna-Maria. Avant-même d’être présentée, cette pauvre Anna-Maria se fait attaquer verbalement par Berenice derrière son dos. Déjà cela présente Berenice sous un mauvais jour ; mais en plus cela ne lui laisse aucun moyen de se défendre. Elle est pointée comme l’idiote du service avant même que nous la rencontrons.

Et c’est exactement ce qu’est apparemment Anna-Maria : l’idiote de service. Elle est absorbée par son maquillage et son physique (stéréotype féminin numéro 1), au point de ne pas remarquer l’entrée de Berenice. Malgré le fait qu’apparemment elle soit l’une des seules à pouvoir entrer dans un organisme végétal, il est évident qu’Anna-Maria n’a le respect de personne dans la rondée des Magicus. Lorsqu’elle « ose » exprimer sa surprise à la nouvelle de l’évasion de Grand Méchant©, un personnage (masculin, soit dit en passant), lui dit, je cite : « Taisez-vous. », en lui posant une main sur la sienne.

Capacité de respect pour Anna-Maria : 0.

Le problème, dans tout ceci, ce n’est pas les personnages en soi. Il existe des femmes et filles comme ces personnages et il est tout à fait acceptable d’en écrire. Il faut de la variété, il faut des personnages de toutes sortes. Le problème vient du fait que ces personnages ne sont de toute évidence là que pour mettre en avant le héros ou un homme, et que ces personnages ne sont en aucun cas indépendant. Et lorsqu’elles le sont, elles se font haïr par tous. Le problème vient que tous les personnages féminins présents sont problématiques.

S’il y avait plus de variété, tout autant du côté féminin et masculin, cela serait plus réaliste et moins énervant. C’est très problématique de lire un roman et de se rendre compte qu’aucun personnage féminin ne tient la route ! Et c’est d’un énervement pas croyable, je vous l’assure ! Pour l’instant, tout ce que j’ai envie de faire c’est de sonner à la porte de l’auteur et de lui montrer point par point pourquoi ça ne va pas ! Je n’arrive pas du tout à m’investir dans les aventures d’Oscar parce que tout semble être monté par pièce.

Et c’est tellement cliché ! Un Jeune Père© très puissant a donné sa vie pour sauver le monde, laissant une femme et deux enfants derrière lui. Des deux enfants, une fille et un garçon, c’est le garçon qui sauvera le monde à son tour. Il y a des milliers d’histoires comme ça ! Avec une prémisse telle que celle d’Oscar Pill, on aurait pu espérer à un peu d’originalité. Pourquoi ce n’est pas une Jeune Mère© très puissante qui aurait sauvé le monde en laissant derrière elle un mari et deux enfants ? Pourquoi est-ce que Violette n’est même pas considérée sérieusement par Berenice et Winston Brave comme successeur potentiel ? Et tant qu’on est sur ce sujet, pourquoi donc reposent-ils tous leurs espoirs sur un seul gamin ? Mais c’est quoi cette embrouille ? Aucune raison logique, aucune !

En conclusion, voilà un roman qui ne m’emballe pas beaucoup pour l’instant. Je vais le finir parce que j’ai de bons espoirs que cela reste une chouette histoire, mais en tout cas ce n’est pas ici que je vais trouver de bons personnages dimensionnels.

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Mead, Richelle : Georgina Kincaid, t1: Succubus Blues [Partenariat]

Titre: Georgina Kincaid, t1: Succubus Blues
Auteur: Richelle Mead
Genre: Bit-lit
Quatrième de couverture: Georgina Kincaid est succube a Seattle. A priori un choix de carrière plutôt sympa : la jeunesse éternelle, l’apparence de son choix, une garde-robe top-niveau et des hommes prêts à tout pour un simple effleurement. Pourtant, sa vie n’est pas si glamour : pas moyen de décrocher un rancard potable sans mettre en péril l’âme de l’heureux élu. Heureusement, elle est libraire, et son travail la passionne! Livres à l’œil, moka blanc à volonté… et la possibilité d’approcher le beau Seth Mortensen, un écrivain irrésistible qu’elle rêve – mais s’interdit – de mettre dans son lit. Mais les fantasmes devront attendre. Quelqu’un s’est mis en tête de jouer les justiciers dans la communauté des anges et démons. Bien malgré elle, Georgina est propulsée au cœur de la tourmente. Et pour une fois, ses sortilèges sexy et sa langue bien pendue ne lui seront d’aucun secours.

Mon avis

La lecture de ce roman a été faite en partenariat avec Milady et le forum Livraddict. Je remercie tous deux pour cette opportunité !

Succubus a été ma première lecture post-vacance et le style de ce roman tombait bien : je ne voulais pas lire quelque chose qui me prendrait la tête ou qui chamboulerait la vie.

En effet, Succubus est un roman sympa qui se lit relativement vite, à propos des tribulations amoureuses d’un succube tandis qu’un mystère plane autour de meurtres et d’attaques sur la communauté surnaturelle.

Je vous avoue d’emblée que j’aurais beaucoup plus apprécié ce roman avec un côté romantique plus petit et avec beaucoup plus de suspens et de mystères. Cependant je savais à quoi m’attendre et donc je n’ai pas été trop déçue en finissant le livre.

Le gros point faible de ce roman sont les personnages. Je les ai trouvé plutôt mal caractérisés et trop simples. Georgina est un succube vieux de plusieurs siècles, mais elle pense et agit comme une adolescente. Je l’ai aussi trouvé plutôt lente (j’avais compris plusieurs points de scénario et quelques mystères des pages avant elle), mais son caractère têtu pouvait parfois rattraper ce petit défaut. Et bien sûr, ceci étant de la bit-lit, la présence de triangle amoureux ne m’a pas surpris une seule seconde ; avec Roman, qui pour moi n’est qu’un homme frustre qui ne sait pas prendre non pour un non (de tous les personnages, je peux vous dire que c’est celui que je l’ai le plus détesté), et Seth, un écrivain dans lequel je me suis beaucoup vue.

Par contre un point m’a laissé perplexe: si Georgina voulait tant un petit ami, un partenaire, pourquoi donc ne serait-elle pas trouvé quelqu’un qui accepte d’être dans une relation amoureuse sans être une relation sexuelle? De nombreux couples pareils existent. Les relations amoureuses platoniques sont tout à fait possibles. De plus, elle pourrait aussi adopter si elle voulait des enfants. Ces détails m’ont fait tiquer car elle se plaint de ses difficultés, mais elle ne fait rien pour les braver.

À côté, il y a un manque flagrant de personnages féminins. Ils sont si peu présents et si peu développés que leur absence apparaît comme un énorme fossé ; surtout concernant du côté surnaturel. Et dès qu’une d’elle devient enfin intéressante, dès qu’une d’elle se fait développer un tant soit peu, elle se fait tuer deux pages plus tard ! Ce sexisme ne m’a que trop dégoûtée et j’ai dû stopper la lecture pendant trois jours.

Quoi, impossible pour une fille d’être un bon personnage ? Ou bien est-ce parce que le personnage principal est une fille alors l’auteur n’a pas voulu lui donner de la concurrence ? Ou encore, l’auteur croyant avoir rempli son quota de filles (c’est-à-dire… un), a préféré se concentrer sur la multitude d’hommes –et qui en plus, n’a réussi à rendre que quelques-uns d’entre eux un tant soit peu intéressants ; je pense là à Jérôme et Carter.

Ou bien, et là cela me dégoûterait le plus, l’auteur a décidé de se concentrer sur les hommes parce qu’elle était consciente que son public lecteur serait majoritairement féminin… Et à ça, je ne peux que faire le plus grand des facepalm.

Concernant le style de l’auteur, il est très simple et adapté au roman. Comme je l’ai dit plus haut, c’était surtout pour la complexité et la mise en place des personnages qui sont ses points faibles. C’est dommage parce que si elle s’était un peu plus concentré sur cela, ce roman aurait pu être du tonnerre. Par contre, elle sait très bien passer d’une scène à l’autre et ce fut un plaisir de lire plusieurs détails et quelques flashbacks.

En conclusion, une lecture sans prise de tête et amusante. Si vous aimez les triangles amoureux mélangés avec un peu de suspens, je ne peux que vous conseiller ce premier tome de la série Succube ! Merci beaucoup aux éditions Milady et au forum Livraddict pour ce roman, même si cela ne m’a que confirmé qu’au final, je suis ne pas très bit-lit.

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