Connolly, John: Le Livre des Choses Perdues

Titre: Le Livre des Choses Perdues
Auteur: John Connolly
Editions: J’ai Lu
Quatrième de couverture: L’Europe est sur le point de basculer dans la guerre. Le jeune David est trop petit pour comprendre la politique, mais il n’en ressent pas moins l’inquiétude qui, chaque jour, mine un peu plus les traits de son père. Le garçon se retrouve livré à lui-même, seul avec Rose, celle qui a remplacé sa mère défunte. Mais un jour, la voix de cette dernière l’appelle, elle est là, toute proche, quelque part au fond du jardin, dans ce tronc creux qui, hier encore, n’était pas là… Et voilà David aspiré dans un autre monde, peuplé de créatures tout droit sorties des contes qu’il lit à longueur de journée. Un lieu magique et violent où; au détour de chaque chemin, le guette un danger qu’il doit affronter s’il veut un jour rentrer chez lui.

Mon avis

Ce roman m’a été offert par Korto dans le cadre du Swap Imaginaire. Et je lui en suis très reconnaissant car comme vous allez le remarquer par ma chronique, je l’ai absolument adoré. Je vais même jusqu’à utiliser une expression que je n’ai jamais utilisé sur ce blog : ce fut un véritable coup de cœur.

Nous suivons ici l’incroyable aventure David, un jeune garçon qui au cours de ce périple deviendra un homme. David traverse une terrible période après avoir perdu sa mère et après le remariage de son père. Sa souffrance est très touchante et très réaliste ; j’étais prise dans ses émotions et ses craintes. À chaque action je l’encourageais au fond de mon esprit et à chaque tristesse j’avais envie de le serrer dans mes bras et de le rassurer. Son évolution est très subtile ; je ne peux que lever mon chapeau à l’auteur pour avoir écrit une pareille transformation de manière si douce et si naturelle.

D’autres personnages, que j’ai tous adorés les uns autant que les autres (Oh, Roland !), colorent ce roman. « Colorent » est le bon mot car en effet si ma visualisation des évènements était précise, elle était aussi assez perturbante : mis à part les personnages, tout était en noir, blanc et gris –j’aimerais par ailleurs saluer ici la parfaite illustration de la couverture. Le monde dans lequel David se retrouve coincé est à donner des sueurs froides. Entre les animaux et monstres en tout genre, les immenses forêts et les bâtisses en ruines, les alliés et les ennemis, on ne peut que se sentir tout aussi mal à l’aise que le protagoniste !

Je dois avouer que la violence m’a beaucoup surprise mais en y repensant, les contes à la base n’étaient pas des plus innocentes. De plus cela a rajouté une dimension encore plus sinistre aux choses. Plusieurs fois je me suis demandée si tout cela se passait vraiment ou si tout n’était que rêvé, si toutes ces tribulations n’étaient qu’un moyen pour David d’échapper à sa réalité. Il faut dire que l’auteur aimait bien semer des doutes dans notre esprit !

John Connolly a une manière extraordinaire de décrire très simplement mais aussi très profondément les situations et les personnages. Il prenait le temps d’expliquer et de décrire, sans que cela ne paraisse forcé ou de surplus. Rien ne me laissait de marbre, je me retrouvais si bien emportée dans ses histoires que je tournais les pages les unes après les autres sans voir passer le temps. Le livre des choses perdues est raconté à la manière d’un conte : des complexités incroyables se cachent derrière chaque phrase, chaque paragraphe. Avec un mot, on en comprenait dix. Je n’avais aucune chance de ne pas succomber.

J’aimerais faire mention ici de la toute dernière phrase du roman, qui a fait élever une émotion indescriptible dans mon cœur. J’ai doucement fermé le livre et je me suis dit, « c’était magnifique. » J’ai répété encore une fois, puis je l’ai dit à Korto sur msn. Il fallait que quelqu’un sache à quel point j’ai trouvé le roman magnifique à la seconde près !

Que dire de plus ? J’ai dévoré ce roman et j’en suis sortie toute chamboulée. John Connolly m’a laissé une grande impression avec son merveilleux conte. En mêlant contes que nous connaissons tous à d’autres originaux, il nous emporte dans un monde lointain qui nous fait grandir en même temps que le personnage principal. Un véritable voyage de découvertes et d’initiation comme je les aime !

 

 

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4 Responses to Connolly, John: Le Livre des Choses Perdues

  1. Liestra says:

    Bonjour =)
    Jusqu’ici, les commentaires que j’ai lu à propos de ce livre ne m’avaient pas du tout donné envie de le lire, même s’il était effectivement plusieurs fois question de “coup de coeur”. J’avais l’impression que tout se résumait à l’obscurité et la violence…
    Suite à ton post, je crois que je vais finalement me laisser tenter, rien que pour rencontrer Roland et lire cette fameuse dernière phrase! Hop, je l’ajoute à ma wish-list! 😉

    • Bonjour à toi :D!
      Il est vrai que ce roman est très obscure et de temps en temps très gore, mais il y a eu quelques passages qui m’ont faire rire et d’autres qui sont emprunts d’une vraie beauté poétique littéraire. Et heureusement, il y a un très beau message d’espoir!
      Je crois qu’en fermant le roman, la première impression qu’on en a est effectivement le côté sombre, mais en fait il y a bien plus que cela. J’appelle ça le phase de choc; un peu comme quand on sort d’une salle de cinéma et la première remarque qu’on a c’est “eh bien ce film était vraiment lourd en baston”. Puis on prend le temps de se rappeler de toutes les autres scènes, des autres impressions, et on se dit que finalement c’était plutôt cool xD

      En tout cas je suis très contente de t’avoir donné envie de le lire 😀 Tiens moi au courant!

  2. Tonia says:

    C’est malin, maintenant j’ai envie de le lire rien que pour la dernière phrase. J’admire les auteurs qui arrivent à achever (ou à commencer) magnifiquement leurs livres. J’aime beaucoup la couverture de ton édition aussi. La mienne est en v.o., donc c’est la couv’ rouge, qui est pas mal aussi ^^

  3. Arcaalea says:

    Comme toi la dernière phrase du livre m’a vraiment touché, je ne dis pas que j’avais les larmes aux yeux mais j’avais le coeur rempli d’émotions tellement fortes que je ne savais pas trop quoi penser. Ce livre a été un véritable coup de coeur et je trouve que la plume de l’auteur est absolument merveilleuse, il a su me faire peur, me dégoûter, m’enliser dans cette aventure terrifiante et initiatique. Et comme toi j’ai eu un faible pour Roland ^^ (Le chevalier parfait tu ne penses pas ? ^^)
    Bravo pour ta chronique et au plaisir de te lire 🙂

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