Mead, Richelle : Georgina Kincaid, t1: Succubus Blues [Partenariat]

Titre: Georgina Kincaid, t1: Succubus Blues
Auteur: Richelle Mead
Genre: Bit-lit
Quatrième de couverture: Georgina Kincaid est succube a Seattle. A priori un choix de carrière plutôt sympa : la jeunesse éternelle, l’apparence de son choix, une garde-robe top-niveau et des hommes prêts à tout pour un simple effleurement. Pourtant, sa vie n’est pas si glamour : pas moyen de décrocher un rancard potable sans mettre en péril l’âme de l’heureux élu. Heureusement, elle est libraire, et son travail la passionne! Livres à l’œil, moka blanc à volonté… et la possibilité d’approcher le beau Seth Mortensen, un écrivain irrésistible qu’elle rêve – mais s’interdit – de mettre dans son lit. Mais les fantasmes devront attendre. Quelqu’un s’est mis en tête de jouer les justiciers dans la communauté des anges et démons. Bien malgré elle, Georgina est propulsée au cœur de la tourmente. Et pour une fois, ses sortilèges sexy et sa langue bien pendue ne lui seront d’aucun secours.

Mon avis

La lecture de ce roman a été faite en partenariat avec Milady et le forum Livraddict. Je remercie tous deux pour cette opportunité !

Succubus a été ma première lecture post-vacance et le style de ce roman tombait bien : je ne voulais pas lire quelque chose qui me prendrait la tête ou qui chamboulerait la vie.

En effet, Succubus est un roman sympa qui se lit relativement vite, à propos des tribulations amoureuses d’un succube tandis qu’un mystère plane autour de meurtres et d’attaques sur la communauté surnaturelle.

Je vous avoue d’emblée que j’aurais beaucoup plus apprécié ce roman avec un côté romantique plus petit et avec beaucoup plus de suspens et de mystères. Cependant je savais à quoi m’attendre et donc je n’ai pas été trop déçue en finissant le livre.

Le gros point faible de ce roman sont les personnages. Je les ai trouvé plutôt mal caractérisés et trop simples. Georgina est un succube vieux de plusieurs siècles, mais elle pense et agit comme une adolescente. Je l’ai aussi trouvé plutôt lente (j’avais compris plusieurs points de scénario et quelques mystères des pages avant elle), mais son caractère têtu pouvait parfois rattraper ce petit défaut. Et bien sûr, ceci étant de la bit-lit, la présence de triangle amoureux ne m’a pas surpris une seule seconde ; avec Roman, qui pour moi n’est qu’un homme frustre qui ne sait pas prendre non pour un non (de tous les personnages, je peux vous dire que c’est celui que je l’ai le plus détesté), et Seth, un écrivain dans lequel je me suis beaucoup vue.

Par contre un point m’a laissé perplexe: si Georgina voulait tant un petit ami, un partenaire, pourquoi donc ne serait-elle pas trouvé quelqu’un qui accepte d’être dans une relation amoureuse sans être une relation sexuelle? De nombreux couples pareils existent. Les relations amoureuses platoniques sont tout à fait possibles. De plus, elle pourrait aussi adopter si elle voulait des enfants. Ces détails m’ont fait tiquer car elle se plaint de ses difficultés, mais elle ne fait rien pour les braver.

À côté, il y a un manque flagrant de personnages féminins. Ils sont si peu présents et si peu développés que leur absence apparaît comme un énorme fossé ; surtout concernant du côté surnaturel. Et dès qu’une d’elle devient enfin intéressante, dès qu’une d’elle se fait développer un tant soit peu, elle se fait tuer deux pages plus tard ! Ce sexisme ne m’a que trop dégoûtée et j’ai dû stopper la lecture pendant trois jours.

Quoi, impossible pour une fille d’être un bon personnage ? Ou bien est-ce parce que le personnage principal est une fille alors l’auteur n’a pas voulu lui donner de la concurrence ? Ou encore, l’auteur croyant avoir rempli son quota de filles (c’est-à-dire… un), a préféré se concentrer sur la multitude d’hommes –et qui en plus, n’a réussi à rendre que quelques-uns d’entre eux un tant soit peu intéressants ; je pense là à Jérôme et Carter.

Ou bien, et là cela me dégoûterait le plus, l’auteur a décidé de se concentrer sur les hommes parce qu’elle était consciente que son public lecteur serait majoritairement féminin… Et à ça, je ne peux que faire le plus grand des facepalm.

Concernant le style de l’auteur, il est très simple et adapté au roman. Comme je l’ai dit plus haut, c’était surtout pour la complexité et la mise en place des personnages qui sont ses points faibles. C’est dommage parce que si elle s’était un peu plus concentré sur cela, ce roman aurait pu être du tonnerre. Par contre, elle sait très bien passer d’une scène à l’autre et ce fut un plaisir de lire plusieurs détails et quelques flashbacks.

En conclusion, une lecture sans prise de tête et amusante. Si vous aimez les triangles amoureux mélangés avec un peu de suspens, je ne peux que vous conseiller ce premier tome de la série Succube ! Merci beaucoup aux éditions Milady et au forum Livraddict pour ce roman, même si cela ne m’a que confirmé qu’au final, je suis ne pas très bit-lit.

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6 Responses to Mead, Richelle : Georgina Kincaid, t1: Succubus Blues [Partenariat]

  1. Korto says:

    Comme nous en avons parlés longuement, tu sais que je ne suis pas très d’accord avec que tu dis… Je comprends totalement ton point de vue, mais il faut croire que la bit lit n’est pas ton genre littéraire préféré ^^

  2. Tonia says:

    Je comprends tout à fait ton dégoût du sexisme :/ C’est pour ça que je me tiendrai éloignée de ce livre. Introduire des persos féminins juste pour en faire des victimes idéales, pfff… Et le sexisme, c’est aussi, pour une auteure en plus, de créer une héroïne aussi empotée, non? (c’est comme ça qu’elle m’apparaît…et puis c’est de toute façon une insulte à la logique…quand on est âgée de plusieurs siècles, on a forcément acquis de la maturité…pourquoi choisir d’écrire sur ce genre de créatures si l’on veut en rester au stade “midinette”?)
    Bref, j’ai l’impression que le traitement des persos féminins laisse à désirer dans ce genre en général…si quelqu’un pouvait me détromper, alors je me laisserais peut-être tenter par ce genre…(quoique, faut pas trop aller contre ses intuitions non plus…il y a peu de chances que ça me plaise y_y )

    • Moi aussi ça me donne la raaaage quand des persos se font traiter pareillement! N’être qu’un point de scénario pour permettre le héros à arriver à ses fins est très faible, du point de vue d’écriture =/

      Georgina est pas vraiment empotée, elle se débrouille bien toute seule, mais il y avait quelques moments qui ne collaient pas tellement avec son personnage. En gros je dirais qu’elle est un bon personnage, parce que l’auteur a pris la peine de la complexifier et de lui donner une Histoire, mais il y a encore quelques défauts, que j’appelerais plus des défauts d’écriture qu’autre chose. Il y avait des moments je comprenais très bien ce que Georgina ressentait, et ses difficultés à vivre en tant que succube, mais à d’autres elle me paraissait totalement illogique.

      Malheureusement, l’auteur a pris la peine de seulement développer Georgina, ce qui fait que le reste tombe à plat. Et comme elle passe son temps à glorifier les hommes et ben… voilà le résultat: un roman qui est sexiste sur les bords. Maintenant je ne sais pas si Richelle Mead a fait ça exprès ou pas.

      Comme toi, j’ai cette impression que le genre bit-lit est peu flatteur pour le genre féminin. Mais je n’en ai pas lu beaucoup donc je peux pas donner un avis définitif. Je pense que ça vaudrait la peine de pouvoir comparer les différentes oeuvres du genre bit-lit et voir ce qui revient, ce qui est original, mais pour être honnête je n’ai sincèrement aucune envie de me donner la peine xD En tout cas pas maintenant. Et qui sait, y a peut-être une perle, perdu dans tout cet océan :p!

      (wow ça en fait un long commentaire, ha ha xD)

  3. Tonia says:

    😀
    Je ne pense pas qu’on puisse faire exprès de donner un côté sexiste à son roman ^^” Quant au fait qu’elle passe son temps à glorifier les hommes…ce serait pas le problème de l’auteure qui se sert de l’écriture pour “vivre” ses fantasmes? xD (c’est assez limité aussi comme écriture…ça peut être gonflant)

    • Oh tout est possible =p Si l’auteur est sexiste au départ, ça doit lui être facile d’écrire un roman sexiste xD!
      C’est tout à fait possible, ha ha. On vit ses fantasmes comme on peut xD Puis ça peut être pour l’auteur tout autant pour la lectrice et lecteur :p

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